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- RENCONTRE PUBLIQUE AVEC BORIS CHARMATZ
Rencontre publique
avec Boris Charmatz
Le chorégraphe évoquait les projets qu'il prépare pour juillet prochain.
- entrée libre
En une quinzaine d'années, Boris Charmatz s'est imposé comme une figure à part entière de la scène contemporaine européenne. Chorégraphe, danseur, mais aussi pédagogue, il explore avec autant d'acuité les questions de la création que celles de la mémoire et de la transmission, dans l'objectif affiché de «court-circuiter le passé, le présent et le futur». Lors du dernier Festival d'Avignon, on a ainsi pu le voir dans La Danseuse malade, faisant route aux côtés de la comédienne Jeanne Balibar vers les sombres profondeurs de la langue d'Hijikata, fondateur du butô, mais également dans un joyeux Flip Book chorégraphique, rendant hommage à l'œuvre de Merce Cunningham à partir d'un demi-siècle d'archives photographiques. Artiste associé de l'édition 2011, Boris Charmatz prépare différents projets pour cet été, dont une pièce qu'il créera pour la Cour d'honneur du Palais des papes.
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Boris Charmatz
Formé à l'École de Danse de l'Opéra de Paris et au Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Lyon, Boris Charmatz n'a pourtant jamais rêvé du répertoire. Dès son plus jeune âge, ce sont les spectacles inventifs de Dominique Bagouet et de Jean-Claude Gallotta qui retiennent son attention. Très tôt, il forme le dessein de «faire de la danse autrement». C'est en travaillant comme interprète chez Régine Chopinot et Odile Duboc, dont il apprécie la démarche expérimentale, qu'il trouve sa voie. 1992 est l'année de ses premiers pas de chorégraphe avec À bras-le-corps, cosigné avec Dimitri Chamblas, avec qui il fonde l'association edna. Depuis, ses pièces ont marqué la danse contemporaine, de herses à 50 ans de danse en passant par Con forts fleuve et régi. Toutes procèdent d'un credo particulièrement trempé, d'une vision élargie de la danse. Une danse qui n'a de cesse de s'interroger elle-même, jusqu'à se déployer dans des conditions propres à la rendre impossible, à l'intérieur d'un poste de télévision (héâtre-élévision) ou sur une plateforme tournoyant au rythme d'une machine à laver (Programme court avec essorage). Aujourd'hui, Boris Charmatz poursuit ses activités de création et de réflexion à la tête du Musée de la danse/Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, dont il ambitionne de faire un «espace public pour un art en prise avec les questions contemporaines, un espace ouvert et expérimental, résolument en mouvement». En novembre 2010, au Festival Mettre en scène à Rennes puis au Théâtre de la Ville à Paris dans le cadre du Festival d'Automne, il a créé Levée des conflits, une œuvre pour vingt-quatre danseurs aux confins du spectacle et de l'installation plastique, continuant ainsi de questionner la danse et sa capacité de déploiement.















Chaque mois, le Festival d'Avignon poursuit son cycle de rencontres mensuelles et lève un peu plus le voile sur sa 65e édition.