• AUTRES ÉDITIONS :
  • 65 ANS D'AFFICHES DU FESTIVAL
  • MAISON JEAN VILAR
VOUS RECHERCHEZ
FILTRE(S) OPTIONNEL(S)

Alain Crombecque

Alain CrombecqueAlain Crombecque travailla au Festival d'automne à Paris de 1974 à 1978, en tant qu'attaché de presse.

 

Il a participé à diverses missions internationales de 1978 à 1981 dont le Festival de Nancy.

 

Entre 1981 et 1985, il fut conseiller artistique auprès de Patrice Chéreau au Théâtre Nanterre-Amandiers.

 

Il prit ensuite la direction du Festival d'Avignon.

 

De 1993 à 1995, il fut délégué général du "Premier Siècle du Cinéma". Depuis 1993 également et jusqu'en 2009, il fut directeur du Festival d'automne à Paris.

 



Alain Crombecque nous a quittés le 12 octobre 2009. Il fut, de 1985 à 1992, le directeur du Festival d'Avignon, sur lequel il laissa une empreinte forte et personnelle. Celle d'un homme à la programmation libre et sensible, celle d'un complice des artistes en lesquels il plaçait toute sa confiance. Cela lui permit de donner jour à d'extraordinaires aventures qui firent date, non seulement dans l'histoire du Festival d'Avignon, mais aussi dans l'histoire du spectacle vivant. A commencer par celle du Mahâbhârata de Peter Brook qui, en 1985, embarqua le public d'Avignon pour une nuit entière à la carrière de Boulbon, utilisée pour la première fois comme lieu de représentation. Autre grande et mémorable épopée, celle du Soulier de satin, monté en 1987 dans la Cour d'honneur par Antoine Vitez, artiste qu'il invita très régulièrement pour de nouvelles créations. Car Alain Crombecque était de ces insatiables arpenteurs de territoires artistiques, de ces infatigables veilleurs. C'est à lui que l'on doit la première venue en Avignon de metteurs en scène qui comptent désormais parmi les grands noms du théâtre : Patrice Chéreau, qu'il convainquit d'investir la Cour d'honneur avec Hamlet en 1988, ou encore Anatoli Vassiliev qu'il découvrit à Moscou en 1987 et qu'il invita, sans attendre, à présenter son travail en France. Féru de tous les arts, Alain Crombecque ouvrit également la porte du Festival à l'écriture et à la poésie, notamment à travers les œuvres de Francis Ponge, Georges Pérec et Nathalie Sarraute, mais aussi à la musique, contemporaine (celle d'Olivier Messiaen, de Pierre Boulez, de Luigi Nono…) et traditionnelle, venue d'Inde, d'Iran ou encore d'Amérique latine, ouvrant ainsi le Festival aux cultures extra-européennes. N'oubliant jamais les valeurs sur lesquelles Jean Vilar fonda le Festival d'Avignon, il fut soucieux d'en poursuivre l'histoire, tout en maintenant le lien avec ses premiers acteurs : Maria Casarès, Alain Cuny ou encore Jeanne Moreau.

L'esprit dans lequel il dirigea le Festival d'Avignon, puis le Festival d'Automne à Paris, est pour nous une référence. Ses conseils, comme ses visites discrètes à chacune des éditions que nous avons conçues, nous ont été d'un grand soutien pour continuer, à notre tour, l'aventure du Festival d'Avignon.

Hortense Archambault, Vincent Baudriller

PARTAGER

| PLUS