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spectacles

  • Musique - Récit
    Spectacle
  • DREAM MANDÉ - DJATA

  • 21, 22, 23, 24 juillet
    • Cour du musée Calvet
    • Durée : 1h30 estimée
     
 
 

Portrait

  • Peu de parcours artistiques sont à la fois aussi libres et aussi enracinés que celui de Rokia Traoré. D'ailleurs, on l'a souvent dit unique, post-traditionnelle, mutante, tant elle se trouve avec facilité à des carrefours inconnus, à des confluences imprévisibles et pourtant dessinées par son histoire personnelle. Rokia Traoré est une voix très malienne pour la puissance et le timbre, mais volontiers folk pour la vertu du retrait et de la précision, et tout autant rock dans son goût de la rencontre, de la turbulence et du choc. Ce qui la marque à jamais ? Aux armes et cætera de Serge Gainsbourg, que son père mettait très fort le matin mais aussi un 33 tours d'Ella Fitzgerald, les albums de Joan Baez, Tracy Chapman, Mark Knopfler, mais aussi Ali Farka Touré ou des cassettes de griots lorsque, plus tard à Bamako, ses amis maliens n'écoutent que du rap. Si Rokia Traoré est vue comme une icône de la world music, célébrée pour l'élégance d'une musique incarnant la culture sans frontières du nouveau siècle, elle est aussi par ses chemins singuliers - un spectacle écrit avec Toni Morrison et mis en scène par Peter Sellars,  assimilation de l'héritage des griots, alors qu'elle n'appartient pas à leur caste – le symbole d'un Mali en en mouvement. Au Festival d'Avignon, la chanteuse présente une nouvelle audace, à la fois pour sa culture et pour sa carrière de chanteuse.

     

    © portrait Danny Willems