• Vous recherchez :

 
  • Filtres optionnels :

 

En pratique

  • de Henrik Ibsen

    mise en scène Thomas Ostermeier

    Allemagne

  • Opéra Grand Avignon

    spectacle en allemand surtitré en français

    Durée : 2h10

  • plein tarif : 23 euros tarif réduit : 19 euros

 

S

3

D

4

L

5

M

6

M

7

J

8

V

9

S

10

D

11

L

12

M

13

M

14

J

15

V

16

S

17

D

18

L

19

M

20

M

21

J

22

V

23

S

24

D

25

L

26

M

27

en images

Nora © Bellamy / Festival d'Avignon

Nora © Bellamy / Festival d'Avignon

Nora © Bellamy / Festival d'Avignon

Nora © Bellamy / Festival d'Avignon

 

présentation

  • Âgé de trente-cinq ans, Thomas Ostermeier est un metteur en scène de l'engagement. Physique et politique. Chacune de ses mises en scène engage le corps de ses comédiens de manière totale. Chaque spectacle, issu du répertoire ou de l'avant-garde, inspiré par le tumulte de l'histoire individuelle ou collective, convoque l'ensemble du corps social. Son théâtre direct, frontal et ciselé est celui de la quotidienneté : comédie des apparences des couples de la nouvelle classe dominante (Maison de poupée), lutte acharnée des parias des “cités”(Woyzeck), ultramoderne solitude des femmes orphelines de la guerre économique (Concert à la carte), jeunesse perdue et frondeuse en quête d'absolu (Disco Pigs)... Héritier inspiré de la tradition du Berliner Ensemble de Bertolt Brecht et de la pédagogie de Constantin Stanislavski et de Vsevolod Meyerhold, Thomas Ostermeier a fait ses premières armes en tant que comédien, puis en étudiant la mise en scène à l'École supérieure d'art dramatique Ernst Busch de Berlin. C'est dans le chantier de cette “capitale de la douleur” européenne en pleine réunification qu'il installe en 1996 la “Baracke”, ensemble de préfabriqués abrités par le Deutsches Theater, qui devient le laboratoire de toute une nouvelle génération d'auteurs, d'acteurs et de metteurs en scène. Performances exigeantes et provocantes, dramaturgies et écritures résolument contemporaines : c'est dans la confrontation avec ses “pères” artistiques qu'il obtint la reconnaissance de ses pairs et de la critique. En 1999, alors que s'achève l'aventure de la Baracke qui enflamme un nouveau public, le Festival d'Avignon l'invite à présenter Sous la ceinture de Richard Dresser, Shopping and fucking de Marc Ravenhill et Homme pour homme de Bertolt Brecht à la Baraque Chabran, témoignages remarqués d'un collectif artistique caractéristique du théâtre germanique. Depuis 1999, Thomas Ostermeier codirige la Schaubühne, l'un des principaux théâtres de Berlin, qu'il cherche à ouvrir au public des non-initiés. En 2001, il présente la Révolution à Avignon, avec la Mort de Danton (1835) de Georg Büchner, pièce d'un éternel « jeune auteur », dit-il, auquel celui qui n'a cessé de monter les textes de la nouvelle génération rêve de s'affronter. Brecht, Ibsen, Büchner, mais aussi Maeterlinck : les auteurs du répertoire dont il transpose les pièces au cœur de notre actualité correspondent aussi bien à l'univers de Thomas Ostermeier que les contemporains qu'il a mis en scène, tels Sarah Kane, Biljana Srbljanovic, Jon Fosse ou encore Marius von Mayenburg, auteur associé de la Schaubühne. La scène allemande et européenne trouve en Thomas Ostermeier une voix possible pour renouveler un théâtre ancré dans la réalité. Celle d'une “vieille Europe” pacifiée mais déboussolée et divisée, qui cherche son chemin loin des promesses éventées du rêve américain. Celle des personnages de théâtre – auxquels Thomas Ostermeier souhaite redonner vie et couleur, afin d'accrocher le spectateur. Il fait le pari de l'art et de l'union, « car le théâtre que nous aimons, dit-il, consiste à réunir, alors que le monde d'aujourd'hui conduit à séparer ».



    Maison de poupée
    Dans un loft calqué sur le papier glacé des magazines de déco huppés, Helmer, fraîchement promu directeur de banque, et Nora, compagne vertueuse et dépensière, semblent couler les jours heureux du bonheur publicitaire de la nouvelle bourgeoisie. En France, il est courant de désigner cette classe par le vocable de “bobos”. Mais c'est tout d'abord à ceux de l'âme que s'attaque cette pièce qui débusquait déjà en son temps(1880) les faux-semblants des couples privilégiés d'un siècle finissant. Maison de poupée, certes. Mais celle d'une poupée russe, dont la pièce retire peu à peul'enveloppe de fille dévouée, de mère parfaite, d'épouse modèle. Nora, incarnée par la décapante Anne Tismer, recèle un terrible secret. Peu à peu, les masques tombent. Car, chez ces gens-là, on n'aime pas : on compte. Les coups d'une économie libérale qui ronge jusqu'à l'intimité sociale. Les coûts d'une réussite masculine qui bride l'émancipation féminine. Car c'est aussi l'histoire d'une poupée Barbie qui dit non : non à la comédie sociale du nouveau bonheur conjugal, non à la comédie des apparences. Nora siffle la fin de la récréation. Elle a fini ses devoirs à la maison. D'autres l'attendent : ceux qu'elle a envers elle-même... À travers l'un des plus beaux portraits de femme de l'histoire théâtrale dont il modifie le contour final, Thomas Ostermeier dévoile la face cachée de nos intimités, lorsqu'elles s'entêtent à singer le sourire béat des publicités.

  • Distribution

    avec : Lars Eidinger, Jörg Hartmann, Peter Kühlborn, Agnes Lampkin, Jenny Schily, Kay Bartholomäus Schulze, Anne Tismer et les enfants Milena Bühring, Constantin Fischer, Sören Hinnenthal
    traduction en allemand : Hinrich Schmidt-Henkel
    scénographie : Jan Pappelbaum
    costumes : Almut Eppinger
    musique : Lars Eidinger
    dramaturgie : Beate Heine, Maja Zade
    lumières : Erich Schneider

    Production

    production: Schaubühne am Lehniner Platz (Berlin)
    droits de représentation :Rowohlt Theater Verlag, Reinbek bei Hamburg
    avec le soutien: de l'Onda pour les surtitres

en savoir +