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36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

36, Avenue Georges Mandel © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

 

présentation

  • “Le temps dans lequel je vis, ma mémoire de l'histoire, les gens, les images, les sensations, la puissance et la beauté de la musique ainsi que la confrontation avec le corps – qui dans mon cas ne répond pas aux idéaux conventionnels de beauté – sont pour moi des motifs essentiels de ma démarche artistique.” Journaliste à ses débuts, puis dramaturge auprès de Pina Bausch de 1980 à 1990, Raimund Hoghe “jette son corps dans la bataille”, selon l'expression de Pier Paolo Pasolini, et débute son propre travail de scène par une série de solos : Meinwärts (1994), Chambre séparée (1997) et Another Dream (2000). En contrepoint, il crée des pièces de groupe, où d'autres artistes invités rejoignent son univers. Dans ce parcours, la délicatesse des gestes et de l'écriture n'en révèle pas moins la radicalité d'un propos politique qui consiste à mettre le corps à l'épreuve de l'histoire, la grande et la petite, sociale ou artistique, en mêlant portraits de célébrités et d'anonymes, la musique et la danse, comme en témoignent Young People, Old Voices (2002), Sacre - The Rite of Spring (2004) ou bien encore Swan Lake, 4 Acts (2005).
    Au Festival d'Avignon, Raimund Hoghe a déjà présenté Verdi prati en 1993.

    36, Avenue Georges Mandel pourrait être le titre d'un roman de Modiano, d'une chanson de Barbara, mais quand Raimund Hoghe en a fait le choix, c'est avec un dessein particulier que les aficionados auront immédiatement compris. L'adresse à elle seule, dans tous les sens du terme, nous relie à une personnalité aujourd'hui mythique de l'art lyrique, Maria Callas, et son dernier domicile à Paris. Dans l'espace vide, dénudé, de la chapelle des Pénitents blancs, l'artiste allemand marche en funambule selon ce que lui dicte l'impact de cette voix, si puissante et singulière qu'elle a profondément marqué de son empreinte la seconde partie du XXe siècle.
    L'écriture du dramaturge et performeur, sa pratique ritualisée des gestes esquissent un nouveau dialogue avec l'ombre de la diva, suivant l'écho d'une vie passée sur les chemins escarpés de la beauté, dans la transparence mélancolique des gestes de l'art, avec ses fulgurantes ascensions comme ses chutes. Détresse singulière, errance et nomadisme qui traversent les matières et les images scéniques du chorégraphe et réfléchissent de l'intérieur vers l'extérieur le visage d'une autre communauté, celle des êtres sans abri.
    Le monde des corps qui intéresse Raimund Hoghe témoigne d'une prédilection pour la musique. Il y a chez lui ce désir de révéler le sens à partir de l'écoute et de la posture dans des chorégraphies au dessin minimal. De gestes en déplacements ou simples manipulations d'objets – ici quelques vêtements et images –, son interprétation comme sa mise en scène aiguisent le regard, happent le spectateur dans les strates du temps. La mémoire – celle des lieux, des hommes et de l'Histoire – revisitée depuis la forme intime du solo fait de cette création un hommage autant qu'une expérience partagée qui se transforme encore avec l'apparition d'un jeune danseur, Emmanuel Eggermont, évoluant tel “un songe, souvenir de jeunesse, ange gardien ou passant qui ouvre une nouvelle porte”. IF

  • Distribution

    conception, chorégraphie et danse :Raimund Hoghe
    collaboration artistique :Luca Giacomo Schulte
    danseur invité :Emmanuel Eggermont
    lumière :Raimund Hoghe, Amaury Seval
    son: Patrick Buret
    musique: Maria Callas chante des airs de Bellini, Donizetti, Verdi, Spontini, Giordano, Gluck, Massenet, Catalani, Saint-Saëns et Bizet enregistrés entre 1949 et 1974
    administration: Arnaud Antolinos

    Production

    production :Compagnie Raimund Hoghe (Düsseldorf/Paris)
    en coproduction avec :Ganesa Production - Spring Wave / Festival des Arts contemporains de Séoul (Corée), le Festival d'Avignon, le Centre national de danse contemporaine d'Angers, le Theater im Pumpenhaus Münster
    avec le soutien :du Théâtre de la Bastille (Paris)
    accueilli avec :le partenariat du ministère des Affaires étrangères d'Allemagne et du Goethe-Institut
    Ce spectacle est accueilli au Festival d'Avignon :sous le haut patronage de M. Klaus Wowereit, maire régnant de Berlin et Plénipotentiaire de la République fédérale d'Allemagne pour la Coopération culturelle avec la France

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