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En pratique

  • de Maurice Maeterlinck

    Mise en scène CLAUDE RÉGY

    Shizuoka - Paris

  • Salle de Montfavet

    Première en France

    Spectacle en japonais surtitré en français

    Durée : 1h30

  • Tarifs : de 28€ à 10€

    "Intérieur" est publié aux éditions Eurédit, collection Théâtre du Monde entier .

 

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en images

Intérieur © Koichi Miur

© theatre-contemporain.net

Intérieur © Koichi Miur

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Intérieur © Koichi Miur

Intérieur © Koichi Miur

Intérieur © Koichi Miur

Intérieur © Koichi Miur

 

présentation

  • « Parler de cette autre vie invisible, d'une façon visible », écrit le poète Rainer Maria Rilke pour résumer la pièce Intérieur. Après une première mise en scène en 1985, Claude Régy a accepté de retravailler la pièce de Maeterlinck avec des acteurs japonais à la demande de Satoshi Miyagi, directeur du Shizuoka Performing Arts Center. Cette pièce, fondatrice d'un théâtre nouveau, s'organise autour de deux espaces qui se font face : une maison à l'intérieur de laquelle on voit, sans rien entendre de ce qui se dit, une famille réunie dans le quotidien d'une veillée, et, devant, un jardin où arrive un cortège funèbre mené par deux hommes, le Vieillard et l'Étranger, apportant le corps d'une petite fille noyée. Ces deux personnages, comme des messagers de la tragédie grecque, viennent pour dire ce qui s'est passé, puis, très vite, ce qui se passe dans la maison qu'ils ne cessent d'observer et ce qui va sans doute se passer quand ils ouvriront la porte pour annoncer la terrible nouvelle. Ils deviennent intercesseurs entre les spectateurs et la maison. Claude Régy, en choisissant des acteurs japonais, veut poursuivre et approfondir son travail de recherche sur le jeu. Il cherche à faire entendre la force du silence, qui pour lui est aussi un langage, et les dialogues parallèles, « les sillons du texte », pour aller au-delà de l'intelligible, au-delà de la compréhension immédiate, trouver ce qui se cache sous les mots et fuir le réalisme et la déclamation pour révéler cet invisible, pour voir « l'existence elle-même ».

    L'insatiable curiosité de Claude Régy, lecteur des plus grands dramaturges contemporains, se double d'une volonté farouche de trouver les formes les plus exigeantes pour faire entendre les mots des poètes. Avec sa compagnie – Les Ateliers contemporains –, il a fait découvrir Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Harold Pinter, Edward Bond, Peter Handke, Botho Strauss, Jon Fosse, Arne Lygre, Fernando Pessoa, Tarjei Vesaas et Maurice Maeterlinck, dont il présente Intérieur en 1985 et La Mort de Tintagiles en 1996. La recherche de textes s'accompagne d'une envie de creuser sans cesse des formes qui permettent d'aller toujours mieux dans le sens, dans la vérité des paroles prononcées par des acteurs profondément habités. Revendiquant un véritable cérémonial du théâtre, affirmant la force des silences, construisant des espaces de représentation où les lumières portent vers l'épure, Claude Régy est devenu un « maître ». Plus de soixante mises en scène témoignent de cette recherche permanente sans laquelle il ne peut y avoir, pour lui, de théâtre vivant. En essayant « de faire bouger les seuils de perception autant pour l'oreille que pour l'oeil », il s'impose une exigence de travail qu'il veut partager avec les spectateurs à qui il demande la plus grande attention pour que les mots s'écoutent et que les gestes s'observent.

    Admiré par Vsevolod Meyerhold, Constantin Stanislavski et Antonin Artaud qui voyaient en lui un véritable révolutionnaire, Maurice Maeterlinck, poète, essayiste, prix Nobel de littérature 1911, est l'auteur d'une quarantaine de pièces qui, entre 1889 et 1948, modifient profondément l'écriture dramatique du XXe siècle. Intérieur, pièce publiée en 1894, s'inscrit dans un cycle de « théâtre pour marionnettes » qui se veut l'expression d'un théâtre symboliste, dont Pelléas et Mélisande sera l'un des sommets, d'un théâtre du « tragique quotidien », qui puisse représenter « l'irreprésentable », c'est-à-dire « tout ce qui n'a pas d'expression dans la mort ou dans la vie, tout ce qui cherche une voix dans un coeur ».

    Jean-François Perrier, avril 2014

  • Distribution

    Texte japonais Yoshiji Yokoyama
    Mise en scène Claude Régy
    Assistanat à la mise en scène Alexandre Barry
    Scénographie Sallahdyn Khatir
    Lumière Rémi Godfroy
    Costumes Sallahdyn Khatir et Mai Ooka

    Assistante et interprète pour l'équipe artistique Hiromi Asai
    Direction technique Sallahdyn Khatir
    Lumières de la tournée européenne Pierre Gaillardot
    Habilleuse Makiko Tango
    Administration de production Bertrand Krill

    Avec
    Soichiro Yoshiue
    Le Vieillard
    Yoji Izumi L'Étranger
    Asuka Fuse Marie
    Miki Takii Marthe
    Tsuyoshi Kijima Le Père
    Haruyo Suzuki La Mère
    Kaori Ibii, Mana Yumii Les Deux Filles
    Gentaro Shimofusa Un Paysan
    Hiroko Matsuda, Yusuke Oba La Foule
    Hibiki Sekine et Yumeji Matsunaga (en alternance) L'Enfant

     

    Production

    Production Shizuoka Performing Arts Center, Les Ateliers Contemporains
    Coproduction tournée 2014 Wiener Festwochen, Kunstenfestivaldesarts, Festival d'Automne à Paris
    Avec le soutien de l'Institut français (théâtre export)
    Avec l'aide de Van Cleef & Arpels La compagnie des Ateliers Contemporains est subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication, Direction Générale de la Création Artistique

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