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Portrait

  • C'est sa rencontre avec Antoine Vitez, à l'École du Théâtre national de Chaillot, qui inscrit résolument Arthur Nauzyciel dans le monde du théâtre, lui dont la formation universitaire aurait naturellement dû le conduire vers les arts plastiques et le cinéma. Devenu comédien, puis artiste associé au CDDB-Théâtre de Lorient, il y fonde sa propre compagnie, Compagnie 41751/Arthur Nauzyciel. Dès son premier spectacle, Le Malade imaginaire ou le Silence de Molière, il donne une vision forte et sans doute dérangeante de l'œuvre classique que nous croyons tous connaître. Ce déplacement des textes vers des territoires où on ne les attend pas marque tout le travail d'Arthur Nauzyciel, qui choisit d'ancrer son théâtre dans des ailleurs interdisant la simple reproduction d'un style ou d'une technique. Il travaille régulièrement aux États-Unis, où il crée successivement à Atlanta Black Battles With Dogs (Combat de nègre et de chiens) et Roberto Zucco, redonnant à ces deux œuvres de Koltès traduites en anglais une force, une dangerosité et une violence nouvelles. Puis ce sera, à Boston, Julius Caesar (Jules César) de Shakespeare qu'il projette dans les années Kennedy. À Dublin, il présente encore L'Image de Beckett, à la Comédie-Française Place des héros de Bernhard, avant de se confronter à l'écriture de Kaj Munk (Ordet), de Marie Darrieussecq en mettant en scène sa première pièce, Le Musée de la mer, au Théâtre national d'Islande, puis à celle de Yannick Haenel avec Jan Karski (Mon nom est une fiction). En 2011, à Rouen, il met en scène Red Waters, premier opéra composé par le duo Lady & Bird (Keren Ann Zeidel et Bardi Johannsson), puis est invité à créer, en 2012, Abigail's Party de Mike Leigh au Théâtre national d'Oslo. Directeur du Centre dramatique national Orléans/ Loiret/Centre depuis 2007, Arthur Nauzyciel ne cesse d'œuvrer pour un théâtre qui parle d'aujourd'hui sans jamais oublier les ombres du passé. Au Festival d'Avignon, outre plusieurs participations en tant qu'acteur, on a pu découvrir son travail avec Black Battles with Dogs en 2006, Ordet (La Parole) en 2008 et Jan Karski (Mon nom est une fiction) en 2011. 

     

    JFP, avril 2012