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Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

Le sec et l'humide © Christophe Raynaud de Lage

 

présentation

  • En écrivant Le sec et l'humide à partir des mémoires du chef de file de la Légion Wallonie, le Waffen-SS Léon Degrelle, c'est la langue du fascisme que l'auteur Jonathan Littell souhaite déchiffrer, voire disséquer. Dans le prolongement des Bienveillantes, premier opus qui puisait dans les recherches engagées de l'auteur franco américain, Guy Cassiers réinterroge ici la figure du « monstre » Degrelle et ausculte la matière sonore du langage nazi qui parvient à séduire les foules, annihiler les identités et inoculer en chacun les pensées d'autrui. À partir d'un constat et d'un contexte « nous avons tous un monstre en nous qui se réveille ou non», le metteur en scène aborde le passage du sec à l'humide, du bien vers le mal. Au plateau : une conférence austère avec pupitre et écran où un comédien endosse le rôle de l'historien contemporain docte dans sa rigueur quasi scientifique. Mais l'analyse de l'oeuvre du nazi belge résiste... L'exploration de cette langue aux multiples sinuosités et construite pour la persuasion envahit l'homme mais aussi les spectateurs que nous sommes. Mots, sons deviennent des chants terrorisants, envoûtants, archaïques. À partir de la technologique expérimentale du voice follower mise en place par l'Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (Ircam), dédoublement et fusion des voix sont au service d'un mécanisme psychologique irréversible qui demanderait des capacités de résistance si ce n'est individuelle, au moins sociétale.

     

    Guy Cassiers
    Après une formation en arts graphiques à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers, Guy Cassiers fabrique un langage théâtral fortement visuel et sensoriel. La mise en scène de textes non dramatiques lui permet de se confronter à une langue qui souvent déverse une intention politique ou engagée au sein d'un monde mouvant et incompréhensible au premier abord. L'emploi de caméras, d'images vidéo et de musique interprétée en direct vient appuyer la recherche d'immersion et de sensation des langues et des récits qu'il travaille. C'est avec le désir de partager le processus de création avec des artistes de diverses disciplines : plasticiens, scénographes, vidéastes, auteurs, qu'il dirige aujourd'hui la grande scène flamande de Belgique, le Toneelhuis d'Anvers. Le théâtre de Guy Cassiers interroge l'histoire de l'Europe, particulièrement les discours qui s'y développent et les forces sociopolitiques qui s'affrontent, en mettant toujours à l'honneur la dimension humaine de ces histoires. Guy Cassiers a présenté plusieurs pièces au Festival d'Avignon : Rouge décanté en 2006, sa trilogie sur le pouvoir avec Mefisto for ever en 2007 puis Wolfskers et Atropa. La vengeance de la paix en 2008, sans oublier le premier volet de L'Homme sans qualités de Musil en 2010, Sang & roses. Le chant de Jeanne et Gilles en 2011 dans la Cour d'honneur du Palais des papes et Orlando de Virginia Woolf en 2013. Il est invité à la 71e édition avec deux spectacles, Grensgeval (Borderline) d'après un texte de l'écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek qui donne la parole aux réfugiés migrant vers l'Europe, et Le sec et l'humide.

     

    Jonathan Littell
    Avec la parution de son roman Les Bienveillantes écrit en français, Jonathan Littell remporte le prix Goncourt 2006 et le Grand Prix du Roman de l'Académie française 2006, en même temps qu'il obtient la nationalité française pour « contribution au rayonnement de la France ». Issu d'une famille russe américaine d'origine juive, l'auteur consacre son oeuvre littéraire à décrypter la violence de la seconde guerre mondiale et du front de l'Est. Après s'être engagé avec l'ONG Action contre la faim dans les guerres de Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie et en Afghanistan, Jonathan Littell débute dès 2001 l'écriture des mémoires imaginaires de l'officier SS Maximilien Aue, directement inspirés des écrits du leader d'extrême droite belge Léon Degrelle, dont il entreprend une lecture analytique minutieuse dans Le sec et l'humide paru en 2008.

  • Distribution

    Texte Jonathan Littell / Mise en scène Guy Cassiers
    Voix Johan Leysen / Dramaturgie Erwin Jans
    Son Diederik De Cock
    Assistanat à la mise en scène Camille de Bonhome
    Réalisation informatique musicale Ircam Grégory Beller

    Avec Filip Jordens

    Production

    Production Toneelhuis Anvers
    Coproduction Ircam-Centre Pompidou (Institut de recherche et de coordination acoustique/musique)
    Avec le soutien du programme Europe créative de l'Union européenne / Avec l'aide de la ville d'Anvers pour la 71e édition du Festival d'Avignon

    Le sec et l'humide de Jonathan Littell, est publié aux éditions Gallimard.

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